street photography à Cuba

le 17/02/2017

J’ai eu la chance de découvrir une partie de Cuba, au début de ce mois de février. Oublié pendant un moment les photos des paysages de ma belle région du sud est. J’ai amené avec moi un seul objectif (une focale fixe 35mm). Ma préfèrence va aux photos de paysages inspirantes, je  suis même mal à l’aise avec la photo de rue, j’ai l’impression de déranger ou d’ètre intrusif lors de cet exercice. Néanmoins, on gagne toujours à essayer, et ce voyage à Cuba c’était l’occasion révée. Les gens ne sont pas dérangés d’ètre pris en photo et sont souvent très à l’aise avec ça. Les couleurs sont vives et les habits colorés. Je me suis donc un peu essayé à de la photo de rue, avec une focale fixe, et avec l’objectif de jouer avec la lumière, celle qui sculte les images et qui leur donne leur contraste.

La Havane, street photo, Habana centro
La Havane, street photo

La position de la source lumineuse, le soleil, est essentielle (elle influe sur la longueur des ombres et leur positionnement).  En général, la transition ombre lumière est plus “progressive” lorsque la lumière est diffuse (cas du soleil levant ou couchant, la lumière est plus diffusée à ce moment là, car celle-ci  traverse une plus grande partie de l’atmosphère). d’autres parts, cette transition dépend également de la taille apparente de la source lumineuse: plus la source est proche et grande, et plus la transition entre ombre et lumière sera progressive (on rapprochera un éclairage en studio par exemple du modèle, pour augmenter sa taille apparente et faire que les ombres soient moins marquées sur un visage).De plus, les ombres sont plus étirées le matin et le soir, j’ai donc essayé la photo de rue le matin tot.

écolière à Trinidad, Cuba
transition douce d’une lumière matinale, écolière à Trinidad

En ce qui concerne l’exposition , j’ai trouvé qu’exposer pour la lumière donnait un rendu plus fort. la dynamique de la scène dépassait souvent la dynamique du l’appareil, j’ai choisi de sous exposer , c’est à dire de boucher les parties sombres. Ainsi les ombres sont bien noires et présentes. Les couleurs de la scène, dans la lumière, se situent dans une exposition moyenne (on expose pour la lumière) et ont donc une “densité moyenne”. c’est cette densité moyenne de la couleur qui la met le plus en valeur.

cuba , street photo
entre ombre et lumière, avec une densité moyenne des couleurs

J’ai essayé de d’associer les couleurs complémentaires afin de les mettre encore plus en valeur (jaune et bleu par exemple). j’ai essayé de chercher ces contrastes de couleurs ou au contraire des couleurs proches.

cuba-11
couleurs chaudes, Trinidad

Voilà, c’est un style de photo de rue qui me plait. J’admire l’audace de ceux qui arrivent à capturer des moments de vie, d’émotions, des portraits . j’admire aussi aussi ceux qui s’approchent, dénichent ces moments là, n’hésitent pas et récoltent des images fortes. Le noir et blanc , comme sur cette dernière photo , accompagne bien ce style de photo en concentrant le regard sur les contrastes et sur les formes. La photo de rue est une source inépuisable d’émotions.

Mon modèle, et néanmoins ami, dans cette recherche de contraste et de scènes de rue, est le photographe Jeff Chane-mouye. Ses images et son style me plaisent beaucoup. J’en reparlerai certainement!

Merci,

et retour des montagnes des Alpes du sud prochainement et de ses paysages épurés.

cuba, street photo
street photography en noir et blanc, écolières Trindad

 

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